Lors des prochains Jeux Olympiques 2020 à Tokyo, les geeks et les gamers n’auront malheureusement pas encore le plaisir d’apprécier le e-sport en tant que discipline sportive. Cependant, ils auront l’occasion de voir des compétitions de « Street Fighter V » et de « Rocket League » quelques jours avant les Jeux Olympiques.
Douze nations présélectionnées qui seront composées de 4 joueurs respectivement pourront participer au tournoi international « Intel World Open ». Le Japon sera également représenté parmi ces pays qui entreront en compétition. Et cet évènement sera notamment une petite révolution pour l’univers du e-sport japonais car le gouvernement vient tout juste d’autoriser les tournois qui proposent des cashprizes en récompense. Le Japon fait ainsi figure d’exception alors qu’il fait partie de l’un des pilliers du jeu vidéo, tandis que dans les autres pays asiatiques le e-sport est déjà une véritable institution.
Le Japon : un des piliers du jeu vidéo aux multiples facettes

Le Japon malgré le fait qu’il soit l’un des piliers du e-sport ne fait pas partie des têtes listes, comme les autres pays asiatiques, en termes de joueurs professionnels. Paradoxalement au fait que ce pays ait connu une grande évolution dans le développement du jeu vidéo depuis toujours, ce secteur ne connaît pas le même essor économiquement parlant. A l’instar des Sud-Coréens par exemple qui sont très nombreux et renommés dans ce domaine, peu de joueurs japonais sont licenciés car les tournois avec des récompenses financières n’étaient pas autorisés auparavant.
D’autre part, les japonais privilégient plutôt les smartphones pour jouer aux jeux vidéos, pourtant le e-sport utilise essentiellement le PC comme support de jeu. Autrement, les FPS ou Moba n’ont pas tellement la côte auprès des communautés PC japonaises, elles préfèrent plutôt les RPG ou les Visual Novels. Raison pour laquelle, peu de joueurs nippons viennent disputer des jeux e-sport de grande renommée comme Starcraft, Counter Strike ou Fifa. Ils sont plus présents pour des jeux de combats tels que Virtual Fighter, Street Fighter ou Guilty Gear.
Une petite révolution dans le monde de l’e-sport au Japon
On parle de révolution dans le sens où le gouvernement japonais consent enfin à légaliser les compétitions qui accordent un cashprize pour récompenser les gagnants. Pour ce faire, un tournoi exceptionnel a été organisé, afin d’accorder une licence à quelques joueurs professionnels.
Ils se sont confrontés autour des jeux tels que Puzzle & Dragons, Call of Duty, Pro Evolution Soccer 2018, Tekken 7, … Et seuls les méritants pouvaient bénéficier de cet avantage. Ainsi, si ces joueurs nippons auraient l’opportunité d’être sélectionnés parmi les 4 joueurs choisis pour représenter leur nation, ils peuvent espérer toucher 250.000 dollars par jeu, s’ils sortent vainqueurs. En tout, un cashprize d’un total de 500.000 dollars est en jeu pour les vainqueurs du tournoi Outre l’assouplissement de cet aspect législatif, d’autres changements significatifs viennent confirmer cette tendance. En guise de mesure d’accompagnement par exemple, les procédures d’obtention des visas seront facilitées pour les gamers étrangers. Autrement, Nitendo a instauré sur le jeu Splatoon un cashprize d’un million de dollars.
